DPE à Saint-Lazare-Veneurs, Compiègne : bâti ancien et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Saint-Lazare-Veneurs, les 1 405 DPE géolocalisés décrivent un quartier de Compiègne largement composé d’appartements et de logements anciens. Les étiquettes E et D dominent, tandis que la proportion de logements classés F ou G dépasse celle observée à l’échelle de la ville.

DPE à Saint-Lazare-Veneurs, Compiègne : bâti ancien et enjeux immobiliers — Compiègne

Le dossier énergétique de Saint-Lazare-Veneurs repose sur 1 405 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 11 706 DPE à Compiègne. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de comparer leurs principaux indicateurs à ceux de la commune. Elle ne doit toutefois pas être assimilée à un recensement exhaustif du parc résidentiel : les proportions présentées concernent les diagnostics disponibles. Trois caractéristiques structurent la lecture des résultats : une forte présence du bâti ancien, une majorité d’appartements et une concentration des étiquettes autour des classes D et E. Pour un vendeur, un bailleur ou un acquéreur, ces données apportent un contexte local utile, sans remplacer l’examen du DPE propre au logement concerné.

Un bâti principalement ancien, avec une majorité d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Saint-Lazare-Veneurs)Part du quartier
A10,1 %
B70,5 %
C27619,6 %
D47133,5 %
E47834,0 %
F1218,6 %
G513,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Saint-Lazare-Veneurs (Compiègne).

La période de construction dominante est celle d’avant 1948, qui représente 50,1 % des diagnostics du quartier, contre 22,4 % à l’échelle de Compiègne. La part des logements construits avant 1975 atteint 82,4 %, ce qui confirme le poids du parc ancien dans l’échantillon local. Les maisons individuelles ne représentent que 12,5 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Le profil de Saint-Lazare-Veneurs est donc d’abord celui d’un quartier d’habitat collectif ancien, plutôt que celui d’un secteur principalement pavillonnaire. Ces informations situent le contexte architectural, mais elles ne renseignent pas directement sur l’état de chaque bâtiment. Les données fournies ne précisent ni les matériaux, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés : l’ancienneté ne suffit donc pas à expliquer une étiquette individuelle.

Des étiquettes D et E dominantes parmi les 1 405 DPE

  • Classes A et B : respectivement 1 et 7 diagnostics. Ces étiquettes sont très peu représentées dans la base locale et ne constituent pas le profil courant des logements diagnostiqués.
  • Classe C : 276 diagnostics. Cette catégorie est présente dans le quartier, mais reste moins représentée que chacune des classes D et E.
  • Classe D : 471 diagnostics. Elle constitue l’un des principaux groupes de l’échantillon, avec un effectif proche de celui de la classe E.
  • Classe E : 478 diagnostics. C’est l’étiquette la plus fréquente à Saint-Lazare-Veneurs dans les données analysées.
  • Classes F et G : respectivement 121 et 51 diagnostics. Ensemble, ces catégories regroupent les 172 logements identifiés comme passoires énergétiques dans l’échantillon.

La répartition montre que le quartier ne peut pas être résumé à ses seules passoires énergétiques. Les classes E et D occupent les premières places, avec 478 et 471 diagnostics, tandis que la classe C rassemble également un effectif notable de 276 diagnostics. À l’inverse, les classes A et B restent peu présentes. Pour apprécier un bien proposé à la vente ou à la location, cette distribution permet de comprendre si son étiquette est courante ou peu représentée dans le quartier. Elle ne constitue cependant ni une mesure de sa valeur immobilière, ni une preuve de son confort réel. Les données ne permettent pas non plus de relier chaque classe à une période de construction ou à un type de logement : aucun croisement détaillé entre ces caractéristiques n’est fourni.

Une situation énergétique moins favorable que la référence communale

La proportion de passoires énergétiques atteint 12,2 % à Saint-Lazare-Veneurs, contre 9,2 % pour l’ensemble de Compiègne. Le quartier présente donc une part plus élevée de logements classés F ou G dans les diagnostics analysés. La consommation médiane va dans le même sens : elle s’établit à 247 kWh/m²/an, contre 207 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 342 €, contre 1 141 €. Ces écarts accompagnent une présence plus marquée du bâti d’avant 1948, sans démontrer à eux seuls un lien de causalité. Ils décrivent un positionnement global moins favorable sur les indicateurs disponibles, mais ne signifient pas que tous les logements du quartier consomment davantage que tous les logements du reste de la commune.

Consommation, coût estimé et surface : les repères à distinguer

  • Consommation médiane : 247 kWh/m²/an dans le quartier, contre 207 kWh/m²/an à Compiègne. Cet indicateur est exprimé par unité de surface ; il ne correspond pas à une consommation annuelle totale par logement.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 342 € à Saint-Lazare-Veneurs, contre 1 141 € dans la commune. Il s’agit d’un repère issu des DPE, et non d’une facture constatée ou d’une dépense garantie.
  • Surface médiane : 59 m² dans le quartier, contre 64 m² à l’échelle communale. Le coût médian plus élevé du quartier ne s’accompagne donc pas d’une surface médiane plus importante.
  • Lecture statistique : les médianes de consommation, de coût et de surface décrivent chacune leur propre distribution. Les réunir ne permet pas de reconstituer le DPE d’un logement réel de 59 m².

Vendre ou louer : replacer le bien dans son contexte sans le généraliser

Pour vendre à Saint-Lazare-Veneurs, l’intérêt de ces données est de situer le bien par rapport au profil énergétique local. Une étiquette E s’inscrit dans la catégorie la plus représentée, avec 478 diagnostics, tandis qu’une étiquette A ou B correspond à une situation peu fréquente dans l’échantillon. Cette comparaison peut nourrir une présentation factuelle du logement, à condition de ne pas transformer une fréquence statistique en argument sur sa valeur. Aucun prix de vente, aucune décote et aucune information sur les transactions ne sont fournis. L’analyse du dossier doit donc rester centrée sur les caractéristiques propres du bien, son étiquette et ses estimations énergétiques. Le contexte du quartier sert à éclairer ces éléments, pas à prédire un résultat de vente ni à chiffrer des travaux.

Pour louer, la présence de 172 logements classés F ou G invite à examiner précisément la situation énergétique du logement concerné plutôt qu’à se fier à la réputation du quartier. Les données fournies ne contiennent pas de règles juridiques ou de calendrier réglementaire : elles ne permettent donc pas de conclure à elles seules sur la possibilité de mise en location d’un bien particulier. Le coût annuel médian estimé de 1 342 € peut servir de repère local, mais il ne doit pas être présenté au futur occupant comme sa dépense personnelle à venir. Pour comparer plusieurs logements, il est plus pertinent de distinguer leurs étiquettes, leurs surfaces et leurs estimations propres. La médiane du quartier apporte un contexte ; elle ne remplace aucun de ces éléments individuels.

Questions fréquentes

Le quartier Saint-Lazare-Veneurs est-il surtout composé de logements anciens ?

Oui, dans l’échantillon des diagnostics disponibles : 50,1 % concernent des logements construits avant 1948 et 82,4 % des logements construits avant 1975. Le bâti d’avant 1948 est davantage représenté qu’à Compiègne, où sa part est de 22,4 %. Les maisons individuelles représentent 12,5 % de l’échantillon local, le reste étant constitué d’appartements. Ces proportions décrivent les biens diagnostiqués, sans établir l’état de conservation de chaque immeuble.

Quelles sont les étiquettes DPE les plus fréquentes dans le quartier ?

Les classes E et D arrivent en tête, avec respectivement 478 et 471 diagnostics sur les 1 405 analysés. La classe C compte 276 diagnostics. Les classes F et G regroupent 172 logements, soit 12,2 % de l’échantillon, contre 9,2 % à l’échelle de Compiègne. Le quartier présente ainsi une proportion de passoires supérieure à la référence communale, sans être majoritairement classé F ou G.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour estimer les dépenses d’un futur occupant ?

Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 342 € constitue uniquement un repère statistique local, à comparer aux 1 141 € observés pour Compiègne. Il ne prédit pas les dépenses d’un occupant ni celles d’un logement précis. Pour une vente ou une location, il convient de s’appuyer sur les informations propres au bien et de ne pas assimiler cette médiane à une facture réelle.

Sources officielles

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